Cadre de référence pour favoriser le dialogue et la résilience dans le cadre de controverses sanitaires environnementales | INSPQ – Institut national de santé publique du Québec

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Financé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), ce document est le quatrième et dernier volet d’un projet de recherche intitulé « Représentation du risque et coproduction de savoirs experts et profanes dans la résolution des controverses liées aux radiofréquences en France et au Québec (RISQUE) ». Sous la forme d’un cadre de référence, ce document de transfert de connaissances porte sur le développement de l’approche de dialogue entre les parties prenantes dans les dossiers controversés, tels que les champs électromagnétiques (CEM). Il aborde dans un premier temps le sujet de la résilience communautaire dans un contexte de conflits sociaux et, dans un deuxième temps, l’approche participative qui semble la plus prometteuse dans les dossiers controversés, soit la concertation.

Les principaux messages clés du cadre de référence sont :

  • Une communauté dite « résiliente » peut revenir à un état viable, en rétablissant les liens et les capacités de chacun et du groupe, devant des conflits sociaux ou des changements environnementaux.
  • Six capacités, ou dimensions, constituent la résilience entendue comme un processus, soit la capacité d’absorption, de recouvrement, d’apprentissage, d’auto-organisation et d’innovation sociale, d’utilisation des innovations technologiques et des connaissances scientifiques et locales et, finalement, d’acceptation et d’anticipation des moyens pour s’adapter.
  • Dans un contexte de conflits sociaux, l’accroissement de la résilience et des capacités communautaires repose sur une construction méthodologique et conceptuelle. La concertation, la gouvernance participative et l’accompagnement des communautés sont des moyens pour s’en rapprocher.
  • La concertation vise comme résultat un bénéfice mutuel et, conséquemment, une plus grande prise en charge du projet, du plan ou de la politique par les citoyens et les différentes parties prenantes.
  • Une volonté partagée, une ouverture envers les autres, et une confiance en la démarche sont les attitudes et comportements propres au climat de coopération requis pour la réussite de la démarche de concertation.
  • La concertation demande le renforcement des mécanismes d’information et de consultation. Ces étapes, qui peuvent être associées à la transparence, sont indispensables afin d’assurer l’accès et la compréhension des enjeux et des choix à l’ensemble des parties prenantes.
  • La mise en place de la concertation, comme toute autre approche participative, demande de la préparation et un questionnement à propos des modalités temporelles (quand?), relationnelles (qui?), spatiales (où?) et logistiques (comment?).
  • En somme, le dialogue dans les dossiers controversés est souhaitable pour éviter que les conflits n’affectent les capacités d’une communauté ainsi que pour assurer un développement communautaire à l’image des différentes parties prenantes.

Source : Cadre de référence pour favoriser le dialogue et la résilience dans le cadre de controverses sanitaires environnementales | INSPQ – Institut national de santé publique du Québec